Hier soir j’ai repris une activité passive et jouissive qui me tient à cÅ“ur depuis longtemps, bien que la distance nous sépare. J’ai posé mes vénérables fesses dans une salle de cinéma ; ça ne m’était pas arrivé depuis The Dark Knight. Too long time Lonesome Cowboy.
Cette fois-ci c’était pour voir Vincent Cassel incarner un gangster plutôt célèbre par chez nous et chez nos amis les caribous feuilles d’érables – un « Gangsta« , comme on pourrai le comprendre à la télévision canadienne – Jacques Mesrine. Ce n’est pas la première fois que Cassel endosse ce type de rôle, déjà pratiqué sous plusieurs formes: caill’ra dans La Haine, braqueur dans Dobermann, voleur de grande classe dans Ocean’s Twelve/Thirteen, etc. On prend une pincée de chaque, plus un brin de psychopate de Joseph dans Sheitan et sans doutes quelques autres rôles qui me sont inconnus, et paf le Chocapic en forme de Jacques Mesrine.
*Mini-Critique Time*
Oh pis non. Résumons: Vincent Cassel, Gangster, Noirceur, Folie, Prostituées, Amour, Flingues, Sang, M-16. Autant de raisons qui ne m’ont pas fait regretter la séance ciné. La principale étant que je ne dirais jamais Non à une invitation de ma cousine. D’ailleurs personne ne devrait lui dire « Non ». *Message subliminal inside*
En tout cas la deuxième partie du film (je dois être le seul à pas savoir qu’il était divisé) sort dans une vingtaine de jours ; la première s’arrêtant au Canada, après la mort de deux gardes chasses. En même temps dire tout haut que l’on a reconnu les évadés, alors qu’ils ont un arsenal de guerrilleros colombiens dans le coffre à quelques mètres de soi, ils auraientt mieux fait de penser à la chasse aux bernaches.
Tout au long du film, je n’ai pas pu m’empêcher de le rapprocher d’un autre film de bandits: L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Un petit chef d’Å“uvre où Brad Pitt excelle dans son interprétation.
Le point commun des films de gangsters c’est l’empathie qu’éprouve le spectateur pour le héros. On s’en fou qu’il soit violent et la gâchette facile. Qu’il ai la classe, le blues ou le rock, c’est le héros. On l’admire en bien, ou en mal. J’ai conscience que « admirer en mal » relève peut être de l’oxymore. Mais après tout le Jocker, que ce soit du Burton ou du Nolan, il a une prestance/présence, et ce sont des sacrés enfoirés.
La différence des deux films cités avec les autres, c’est la réalité des faits. Jesse James et Jacques Mesrine étaient des meurtriers, même si le scénario peut diverger (bien qu’après vérification, le film sur Jesse James est très fidèle à son histoire). Il faut rester conscient de cette réalité pas si lointaine, surtout celle de Mesrine. Ou alors… n’en avoir rien à faire et s’en détacher. Se dire que ces mecs étaient culottés et qu’ils se battaient au sein même de la société pour une grande cause: la leur. Les derniers Freedom Fighters.
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Et ce soir je continue dans le « Pan pan j’te tue ». J’ai un peu peur, je crains qu’il ne soit pas à la hauteur tant le dernier était grand. Peuvent-ils faire encore plus grand ?! De toute façon, avec un titre pareil, il ne peut être fait que pour moi. Ce qui est sûr, c’est que le blondinet bat les anciens dandy à plates coutures. La classe anglaise ? Nafout’.
Edit 1:10 a.m – 01/11/08: On reste sur sa faim. Il manque quelque chose du précédent et quelque chose des autres James Bond. J’espère que le prochain réalisateur reviendra aux sources, car il me parait impossible de réitérer un Casino Royale. Une telle expérience ne peut être vécue qu’une fois.
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